Deutsch-französische und europäische Bilder
In den letzten Tagen habe ich an mehreren Veranstaltungen in Deutschland teilgenommen, die mir starke und konkrete Bilder von Europa und den deutsch-französischen Beziehungen vermittelt haben.
Ich habe Nürnberg besucht; die Stadt, das Dokumentationszentrum über die Geschichte des Nationalsozialismus – all das hat mich sehr berührt. Dort habe ich auch einen Vortrag des Staatssekretärs für europäische Angelegenheiten, Bruno Le Maire, gehört. Er hat ganz klar und deutlich zum Ausdruck gebracht, welch große Verantwortung Deutschland und Frankreich auch in Zukunft beim europäischen Aufbau tragen.
Zu Beginn des 21. Jahrhunderts stehen wir an einem Wendepunkt. Wollen wir es bei einem unvollendeten Europa belassen? Wollen die einen gen Osten, die anderen gen Süden? Oder wollen wir vielmehr für einen Neuanfang in unseren Beziehungen und in Europa sorgen, damit wir die gewaltigen Herausforderungen unserer Zeit bewältigen und uns den neuen Mächten wie China oder Indien stellen können? Gibt es für unsere Zukunft eine Alternative zu Europa und seinem Einfluss in der Welt? Kann Europa ohne eine sehr enge deutsch-französische Verständigung vorankommen?
In Baden-Württemberg habe ich an den Feierlichkeiten zum 50-jährigen Bestehen der Städtepartnerschaft zwischen Freiburg und Besançon teilgenommen und dem Landesfinanzminister, Willi Stächele, im Beisein vieler elsässischer Volksvertreter die Insignien eines Ritters im Nationalen Orden der Ehrenlegion überreicht.
Dabei konnte ich feststellen, wie eng und intensiv die Freundschaft und die Zusammenarbeit zwischen unseren beiden Ländern in dieser Grenzregion ist, in der sich jeder kennt und schätzt. Weil diese Regionen in der Vergangenheit mehr gelitten haben als andere, haben sie auch mehr das Gefühl, Teil einer deutsch-französischen Schicksalsgemeinschaft im Dienste Europas zu sein; und sind sich stärker der historischen Verantwortung bewusst, die uns zukommt. Alle ihre Volksvertreter beiderseits des Rheins unterhalten enge persönliche Bindungen und arbeiten zusammen an konkreten Lösungen für die Mobilitätsprobleme ihrer Bürgerinnen und Bürger.
In Aachen habe ich an der Verleihung des Karlspreises an Prof. Dr. Andrea Riccardi, den Gründer der katholischen Laienorganisation Sant’Egidio, teilgenommen. Er hat eine wunderbare Rede gehalten; ganz anders! Da schwang etwas ganz Besonderes mit, ein Hauch von Spiritualität. Europa könnte sich, so meinte er, darauf beschränken, in der Rubrik „Vermischtes“ zu erscheinen, nur wenig tun und sich mit sich selbst beschäftigen. Doch hat er nachdrücklich daran erinnert, was die Welt von Europa erwartet: nämlich dass es Geschichte schreibt und sich nicht mehr um sich selbst, sondern um die anderen kümmert; dass es ihnen eine Botschaft der Vielfalt und der Freiheit übermittelt, denn sie allein hilft uns, die Konflikte unserer Zeit zu bewältigen.
In jedem Fall war es ein Aufruf dazu, unsere nationalen Ansätze zu überwinden, um ein Europa im Dienste unserer Werte voranzutreiben. Konrad Adenauer sprach vom „Primat der Außenpolitik“. Machen wir uns eine echte Vision unserer gemeinsamen Zukunft zu eigen; besetzen wir den Platz, den wir in der Welt einnehmen wollen. Dann ergibt sich alles andere von selbst.
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Images franco-allemandes et européennes
Ces derniers jours, j’ai eu l’occasion de participer à plusieurs manifestations en Allemagne qui m’ont donné des images fortes et concrètes de l’Europe et des relations franco-allemandes.
- A Nüremberg, après une visite très émouvante de la ville et de son centre de documentation sur l’histoire de l’Allemagne nazie, j’ai entendu le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes Bruno Le Maire prononcer un discours dans lequel il a mis clairement l’Allemagne et la France face à leurs responsabilités futures dans la construction européenne.
En ce début de XXIème siècle, nous sommes à un tournant. Voulons-nous en rester à une Europe inaccomplie, voulons-nous aller l’un vers l’Est, l’autre vers le Sud ? Voulons-nous au contraire donner à nos relations et à l’Europe un nouveau départ pour leur permettre de régler les gigantesques défis de notre temps et pour ensuite faire face aux nouvelles puissances que sont la Chine et l’Inde ? Y’a-t-il d’autres alternatives pour notre destin que l’Europe et son influence dans le monde ? Peut-on faire progresser l’Europe sans une union franco-allemande très étroite ?
- Dans le Bade-Würtemberg, j’ai assisté au cinquantième anniversaire du jumelage Fribourg -Besançon et j’ai remis les insignes de la légion d’honneur à Willy Stächele, ministre des finances du Land en présence de nombreux élus d’Alsace.
J‘ai pu mesurer à quel point l’amitié et la coopération entre nos deux pays était forte dans cette région frontalière où chacun se connaît et s’apprécie. Parce que dans le passé, ces régions ont plus souffert que d’autres, elles ressentent plus que d’autres aussi la communauté de destin franco-allemande au service de l’Europe et la responsabilité historique qui est la nôtre. Tous leurs élus des deux côtés du Rhin ont des liens personnels étroits et coopèrent pour trouver des solutions concrètes aux problèmes de mobilité de leurs citoyens.
- A Aix-la-Chapelle, j’ai assisté à la remise du prix Charlemagne au Professeur Riccardi, fondateur de la Communauté San Egidio. Il a prononcé un magnifique discours, d’une nature différente des autres, car il était animé par un « souffle » très particulier, celui d’un homme de spiritualité. L’Europe, selon lui, pourrait se limiter à figurer dans la chronique des faits divers, avec des activités réduites en restant tournée sur elle-même. Mais il a rappelé avec force que le monde attendait que l’Europe fasse l’histoire, qu’elle ne s’occupe plus d’elle-même mais des autres et qu’elle leur apporte le message de diversité et de liberté qui est la seule clé pour surmonter les affrontements de notre époque.
Dans tous les cas, c’est un appel à dépasser nos approches nationales pour faire avancer l’Europe au service de nos valeurs. Konrad Adenauer appelait cela le « Primat der Aussenpolitik ». Ayons ensemble une vraie vision de notre avenir commun et de la place que nous voulons tenir dans le monde. Ensuite, le reste s’ordonnera autour de cet objectif.
27. Mai 2009 um 13:37
Weiterso, sehr interessant.
29. Juli 2009 um 09:55
Pour que cette Europe se construise, ce que vont faire les enfants nés de couples mixes européens, il conviendrait aussi de mettre en place des outils pour faciliter la vie et les échanges entre les familles des différents pays et cultures. Il s’agirait d’agir au niveau du terrain.
Je me permets de suggérer la création de pôles d’information sous forme de guichet unique sur les droits et les devoirs de chacun au niveau des consulats. La présence d’une assistante sociale serait très utile pour traiter certains problèmes.
Les enfants, par l’apprentissage de plusieurs langues, vont construire une Europe qui pourra communiquer, car ceci demeure son point faible à mon avis. Il me semble important d’aider les familles.
En vous remerciant de me donner la possibilité de vous contacter par le biais de ce site, respectueusement.