Der deutsch-französische Dialog schon wieder auf der höchsten Ebene
Direkt nach der Sommerpause hat der deutsch-französische Dialog schon wieder auf der höchsten Ebene begonnen: Am 31. August gab es ein Arbeitstreffen und ein gemeinsames Abendessen zwischen Bundeskanzlerin Angela Merkel und Staatspräsident Nicolas Sarkozy.
Dabei ging es vor allem darum, ganz deutlich zu zeigen, dass es zwischen den beiden Ländern einen sehr engen Dialog und übereinstimmende Positionen gibt. Es ging aber auch darum, den Gipfel in Pittsburgh effizient vorzubereiten; denn dieser soll kein Tropfen auf dem heißen Stein werden, sondern wirklich die Schwächen des Finanzsystems beheben, die die Weltwirtschaft an den Rand des Abgrunds getrieben haben. Die deutsch-französische Einigkeit hat schon viel erreicht. Sie muss es schaffen, alle jene mitzuziehen, die noch zögern. Denn die Bürgerinnen und Bürger beurteilen uns nach den Ergebnissen, die wir bringen.
Ich habe während der Ferien einige Bücher gelesen, die für mich neue Erkenntnisse über die Beziehungen zwischen Deutschland und Frankreich gebracht haben. Das erste ist von dem Historiker Pierre Milza; es handelt vom deutsch-französischen Krieg 1870/71, der in Frankreich auch ein Bürgerkrieg war. Diesen Krieg zu verstehen heißt: all die Missverständnisse, all die Ambitionen und Unterschiede zu verstehen, die unsere beiden Länder zum Schlimmsten geführt haben.
Dann habe ich noch einen Essay-Band gelesen, darunter auch den Aufsatz von Thomas Mann über die deutsche Kultur. Darin beleuchtet er in ganz aufschlussreicher Weise einige in seinen Augen große deutsche Persönlichkeiten wie Luther, Goethe und Bismarck. Er unterstreicht, dass in dem Humanismus von Goethe „aus Harmonie, glücklichem Gleichgewicht und Klassizismus“ auch eine gewisse Neugier - wie sie während der Aufklärung des 18. Jahrhunderts herrschte - und ein Streben nach absoluter Objektivität - wie sie in Kunst und Natur zu finden ist - steckt, die sich stets am Rande des Nihilismus bewegt, wie ihn Mephistopheles und Faust verkörpern. Welch große Parallelen zur heutigen Zeit! Und welch scharfsinnige Interpretation einer der großen Tendenzen der deutschen Kultur!
Außerdem habe ich ein Werk über die Depeschen gelesen, die Botschafter Paul Claudel vor der Krise von 1929 von Washington aus schrieb. Unglaublich, wenn man sich vorstellt, dass dieser große Dichter dank seines Instinkts und dank seiner Fähigkeit, alles in Frage zu stellen, einer der wenigen war, die die Krise vorhergesehen haben; und zwar, indem er einfach nur gesagt hat: Ein System, das auf dem Kopf steht, kann ja nur einstürzen. Vielleicht sollten sich unsere Banker und wirtschaftlichen Verantwortlichen hin und wieder etwas weniger mit ihren Zahlen beschäftigen und sich stattdessen den einfachen Dingen des Lebens zuwenden, wie sie Dichter am besten zum Ausdruck bringen können?
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Dès la fin des vacances le dialogue franco-allemand a repris au plus haut niveau au cours d’une séance de travail et d’un dîner qui ont réuni le Président de la République et la Chancelière à Berlin le 31 août.
Volonté d’afficher clairement un dialogue très étroit et une unité de vue entre les deux pays. Volonté de préparer avec efficacité le Sommet de Pittsburgh pour qu’il ne soit pas un coup d’épée dans l’eau mais corrige effectivement les faiblesses du système financier qui ont amené l’économie mondiale au bord du gouffre. L’unité franco-allemande a déjà beaucoup obtenu. Elle doit permettre d’entraîner tous ceux qui hésitent encore et nous serons jugés aux résultats par nos opinions publiques.
J’ai lu au cours des vacances plusieurs livres qui m’ont apporté un éclairage nouveau sur les relations entre la France et l’Allemagne. Le premier est une histoire de la guerre de 1870 écrite par Pierre Milza. Comprendre cette guerre qui fut aussi en France une guerre civile c’est comprendre tous les malentendus, toutes les ambitions et toutes les différences qui ont amené nos deux pays au pire. J’ai aussi lu un volume d’essais et l’article de Thomas Mann sur la culture allemande. Il explique de manière lumineuse l’originalité des grandes figures allemandes qui sont à ses yeux Luther, Goethe et Bismarck. Il souligne que dans l’humanisme de Goethe « fait d’harmonie, d’équilibre heureux et de classicisme », il y a aussi un souci de curiosité – celle des lumières du XVIIIème – et d’objectivité absolue – celle de l’art et de la nature – qui est sans cesse à la limite du nihilisme, celui de Méphistophélés et de Faust. Que de similarité avec notre époque et quelle interprétation extrêmement lucide de l’une des grandes composantes de la culture allemande !
Enfin j’ai lu un livre surs les dépêches qu’écrivait de Washington avant la crise de 1929 l’Ambassadeur Paul Claudel. Il est extraordinaire de penser que ce grand poète, grâce à son instinct et à sa capacité à tout mettre en cause fut l’un des seuls à prévoir la crise en disant simplement qu’un système qui marchait sur la tête ne pouvait que s’écrouler. Peut-être nos banquiers et nos responsables économiques devraient-ils s’abstraire un peu plus de leurs comptes pour en revenir aux choses simples de la vie, celles que les poètes expriment le mieux ?
05. September 2009 um 11:06
Bonjour, enseignant l’Histoire et la Géographie (en France), je suis toujours étonnée du peu de place accordée aux relations franco-allemandes dans nos programmes d’Histoire: la guerre de 1870 n’est pratiquement jamais évoquée, pourtant elle porte en elle bien des éléments pour comprendre les conflits du XXe siècle; la construction de la démocratie allemande au cours du XIXe siècle est à peine survolée; quand au XXe siècle, tout est focalisé sur la Seconde Guerre mondiale! Heureusement, les chapitres portant sur l’Union européenne permettent d’évoquer l’amitié franco-allemande… Comme je passe toutes mes vacances en Allemagne, j’essaie de faire profiter mes élèves des expos et des visites que je peux être amenée à faire: j’ai particulièrement apprécié mon séjour à Berlin cet été. Mon prochain objectif: essayer de convaincre mes collègues et mes élèves que le 20e anniversaire de la Chute du Mur doit être célébré dignement… Même en France!