Mehr Zusammenarbeit gegen die Krise
Die Krise hätte Europa wie auch den deutsch-französischen Beziehungen übel mitspielen können: Wir hätten uns zerstreiten können; es hätte wegen protektionistischer Versuchungen und mehr Konkurrenz aufgrund des Zusammenbruchs der Märkte zu starken Spannungen kommen können.
Aber nichts dergleichen ist geschehen. Dank des Euro, dank der Rettung der Banken, dank der Politik zur Stützung der Wirtschaft konnte Europa bisher vermeiden, dass die Krise zu schlimme Folgen hatte. Europa hat uns geschützt, und das Gefühl der europäischen Solidarität ist heute stärker als noch vor zwei Jahren. Die europäischen Staats- und Regierungschefs haben beim informellen Gipfel am 17. September gezeigt, dass sie eng zusammenarbeiten, um das internationale Finanzsystem zu reformieren.
Die Unternehmen gehen denselben Weg: Die Krise zwingt sie, stärker zusammenzuarbeiten, damit sie die besten Technologien finden, die morgen für neues Wachstum sorgen. Ich habe das in dem heute so sensiblen Bereich der Automobilindustrie beobachten können. Bei der IAA in Frankfurt, die Bundeskanzlerin Merkel letzte Woche eröffnet hat, wurden viele deutsch-französische Kooperationen angekündigt oder bekräftigt, zwischen Renault und RWE, zwischen Renault und Daimler oder auch zwischen Peugeot und BMW. Das ist ein sehr gutes Zeichen, denn die Europäer müssen zusammenrücken, wenn sie sich in den ersten Reihen dieses Industriezweigs behaupten wollen, in dem Zukunftstechnologien und Arbeitsplätze eine so große Rolle spielen. In einem anderen Bereich, nämlich der Telekommunikation, stelle ich ebenfalls fest, dass die Deutsche Telekom und Orange (France Télécom) sich in Großbritannien zusammengeschlossen und eine gemeinsame Gesellschaft gebildet haben.
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Face à la crise, davantage de coopérations
L’Europe comme la relation franco-allemande auraient pu être mises à mal par la crise : nous aurions pu nous diviser, de fortes tensions auraient pu exister du fait des tentations protectionnistes et d’une concurrence accrue par la chute des marchés.
Il n’en a rien été. Grâce à l’Euro, grâce au sauvetage des banques, grâce aux politiques de soutien à l’économie qui ont été mises en place, l’Europe a pu éviter jusqu’ici que la crise n’ait de conséquences trop graves. L’Europe a été protectrice et le sentiment de solidarité européenne en ressort plus fort aujourd’hui qu’il y a deux ans. Les Chefs d’Etat et de gouvernement européens ont montré lors du conseil informel du 17 septembre qu’ils poursuivaient une coopération étroite pour réformer le système financier international.
Les entreprises suivent le même chemin : la crise les oblige à davantage coopérer pour trouver les meilleures technologies qui demain tireront la nouvelle croissance.J’ai pu l’observer dans un domaine, celui de l’automobile, aujourd’hui si sensible. Au salon de l’Automobile de Francfort qui a été ouvert la semaine dernière par Mme Merkel, beaucoup de coopérations franco-allemandes ont été annoncées ou confirmées, entre Renault et RWE, entre Renault et Daimler ou encore entre Peugeot et BMW. C’est un très bon signe car les Européens ont besoin de se serrer les coudes pour rester aux premiers rangs de cette industrie si riche en technologies d’avenir et en emplois. Dans un autre domaine, celui des télécommunications, je constate aussi que Deutsche Telecom et Orange (France Telecom) se sont unis en Grande Bretagne pour créer une société commune.